Historique de la 2. Pz. Div.

Comme évoqué au point « Historique et Missions de l’association », l’ « Historical Military Remember Association » s’est désormais centré, principalement, sur les troupes blindées allemandes de la Seconde Guerre mondiale. Et plus particulièrement sur la Panzer Aufklärungs Abteilung 2 de la 2. Panzer-Division de la Heer – armée de terre régulière de la Wehrmacht -, selon les K.St.N – dotation théorique d’une unité à une date précise – de 1944.

Les raisons ? Il s’agit là d’une unité d’élite de l’armée régulière qui a parcouru nos régions tant lors de l’offensive de 1940 que lors de la « Bataille des Ardennes ». Il n’en fallait donc pas davantage pour privilégier ce choix.

L’association n’hésite toutefois pas à changer de « peau » afin de répondre au contexte historique de certaines manifestations.

 

La 2. Panzer-Division de 1935 à 1945

La 2. Pz. Div. est mise sur pied le 15 octobre 1935 à Würzburg avec les Pz. Rgt. 3 et 4 et confiée au commandement de l’Oberst Guedrian. En 1938, elle est transférée à Vienne. Au début de la guerre, elle compte dans ses rangs une forte proportion d’Autrichiens.

La division combat en Pologne au sein de la 14. Armee (groupe d’armée « Sud ») et subit d’assez lourdes pertes. En janvier 1940, elle est affectée à la 12. Armee et prend position dans l’Eifel. En mai-juin 1940, elle participe à la campagne de Luxembourg au sein du XIX. A.K. (mot.) (Gruppe von Kleist) puis, à partir du 8 juin, du XXXIX. A.K. (mot.) (Gruppe Guderian). Elle s’empare d’Abbeville puis contribue à isoler les troupes franco-britanniques à Dunkerque. Fin 1940, elle perd son Pz. Rgt. 4 attribuée à la nouvelle 13. Pz. Div. Elle reçoit à cette époque le Schützen-Rgt. 304. L’état-major de la Schützen-Brigade 2 est dissous au cours de l’été 1942, celui de la Panzer-Brigade 2 le 1er novembre 1942. L’Aufkl. Abt. devient Kradschtz. Btl. 2 et elle cédée à la 22. Pz. Div. le 10 septembre 1941. Le Kradschtz. Btl. 2 devient Pz. Aufkl. Abt. 2 en mars 1943.

En avril 1941, après avoir été transférée en Roumanie, la division est engagée dans les Balkans. Elle combat en Grèce au sein du XVIII. Geb. K. de la 12. Armee et s’empare d’Athènes avec la 6. Geb. Div.. Elle rejoint le front de l’Est en octobre et est aussitôt engagée vers Moscou au sein du XXXX. Pz. K. de la Pz. Gr. 4. Ses éléments de tête parviennent jusqu’à Khimki, port fluvial situé à 9 kilomètres de Moscou, et certains de ses hommes affirmeront avoir aperçu les coupoles du Kremlin ! La division est obligée de battre en retraite lors de la contre-offensive soviétique de l’hiver 1941-1942. Elle reste dans le secteur central du front russe et participe avec la 9. Armee aux différentes batailles défensives qui s’y déroulent en 1942. On la retrouve notamment lors des opérations de retrait du saillant de Rjev.

 

        

Emblème de la division en 1939-1940    -   Emblème de la division en 1941-1943   -    Emblème de la division en 1944-1945

 

En juillet 1943, la 2. Pz. Div. participe à l’opération « Citadelle » avec le XXXXVII. Pz. K. de la 9. Armee (groupe d’armée « Centre »). Elle combat ensuite sur le Dniepr moyen où elle subit de grosses pertes. Elle est alors retirée du front et envoyée dans la Somme en Luxembourg pour reconstitution. La division est engagée en Normandie en juillet 1944. En août, elle prend part à la contre-attaque avortée de Mortain avec les 25 chars qui lui restent. Encerclée dans la poche de Falaise, elle parvient à s’échapper au prix de pertes importantes. Elle est alors rapatriée en Luxembourg. Elle est stationnée à Wittlich dans l’Eifel où elle est rééquipée et où elle absorbe les restes de la 352. Inf. Div. En raison de la pénurie, le nombre de ses chars par compagnie est ramené à 14 et, dans deux compagnies, les chars sont remplacés par des canons d’assaut.

La 2. Pz. Div. remonte en ligne sur le front de l’Ouest au moment de la contre-offensive des Ardennes. Elle fait alors partie de la 5. Pz. Armee. Ses avant-gardes atteignent la Meuse. En 1945, elle continue de se battre sur le Rhin contre les forces américaines quoique réduite à 200 hommes, 4 chars et 3 canons d’assaut ! En mars, elle appartient au XIII. A.K. de la 7. Armee (groupe d’armée « B »). Les derniers survivants de la division seront amalgamés à la Brigade Thüringen avec laquelle ils contribueront au sein du XII. A.K. (7. Armee) à la défense de Fulda en avril 1945.

 

Bibliographie : de LANNOY, Fr. et CHARITA, J., Panzertruppen. Les troupes blindées allemandes. German armored troops. 1935-1945, Bayeux, 2001, p. 144-145.

Nous Contacter

Besoin de renseignements ?